Moi, c'est Nathalie.
Et Zoé Médias, c'est là où tout a commencé — mon métier d'origine, celui que je reprends aujourd'hui, enrichi de tout ce que j'ai appris entre-temps.
Mon premier dossier bancaire, je l'ai raté. Seule.
J'avais 25 ans. Je venais d'être licenciée économique, et je voulais créer mon auto-école — j'avais passé mon diplôme de formatrice en prévision, un an plus tôt. Il fallait un prêt.
Donc un business plan.
Sauf que je n'avais aucune idée de ce qu'un banquier attendait — et à l'époque, on n'avait même pas d'ordinateur pour s'aider. Je l'ai fait seule, à ma façon, avec mes moyens.
La réponse est tombée, polie et définitive : « Bravo mademoiselle de vouloir créer votre entreprise à votre âge. Mais je ne peux rien faire pour vous. »
Je l'ai quand même créée, cette auto-école. Elle a fini avec cinq salariés. Je n'ai jamais oublié ce sentiment : être seule face à quelqu'un qui tient votre projet entre ses mains, sans savoir ce qu'il attend ni comment lui parler.
Aujourd'hui, c'est exactement ça que je veux vous éviter.
Puis j'ai appris l'entreprise de l'intérieur. Tous les métiers, un par un.
Plus tard, je suis entrée dans une petite entreprise industrielle à ses débuts, comme unique secrétaire. Puis l'entreprise a grandi, et moi avec elle.
J'ai été tour à tour au service client, à la logistique, à la négociation avec les prestataires. J'ai créé leur premier site web, leurs catalogues, leurs fiches techniques, leurs supports commerciaux — parfois en fabriquant les échantillons moi-même, dans mon garage.
J'ai monté des dossiers avec des laboratoires, préparé des certifications. Puis on m'a confié les achats — le poste clé d'une entreprise industrielle, là où se joue une grande part de sa rentabilité.
Parce que mon patron avait vu comment je négociais, comment je décidais, comment je gardais le sens commun quand les chiffres s'emballaient.
En vingt ans, j'ai touché à tout ce qui fait tourner une entreprise : l'organisation, les documents, la communication, et surtout les chiffres — les vrais, ceux qu'on présente aux banques et aux partenaires.
Zoé Médias est née d'une frustration. La bonne sorte.
Le jour où je me suis concentrée sur les achats, j'ai dû lâcher tout le reste — le marketing, la création, les sites. Ce que j'aimais tant faire. Plutôt que de m'en désoler, j'ai créé Zoé Médias, en parallèle, pour continuer.
J'ai fait des sites pour des indépendants, des artisans, une autrice qui raconte les histoires des gens, un garagiste près de chez moi.
J'ai retrouvé le plaisir de rendre les choses claires pour ceux qui n'ont pas le temps de s'en occuper. Et quand j'ai vu tout ce que les outils d'aujourd'hui permettaient — faire ce travail mieux, plus vite, sans y passer des semaines — j'ai compris que le moment était venu de m'y consacrer vraiment.
Ce qui me révolte, et ce qui me met en mouvement.
Les petites entreprises, les indépendants, les artisans représentent un immense vivier de talent, de travail et d'emplois. Et pourtant, on les considère de moins en moins. Beaucoup ne survivent pas — non par manque de savoir-faire, mais par manque d'organisation, et surtout par manque d'un regard extérieur.
Parce que quand on est seul — et on l'est presque toujours — se retrouver face à un expert-comptable, et plus encore face à un banquier, c'est intimidant. On subit des mots qu'on ne comprend pas, on signe des choses qu'on ne maîtrise pas, on avance à découvert.
Je sais exactement ce que ça fait : j'y suis passée, à 25 ans. C'est exactement là que je veux être utile. Pas pour remplacer votre comptable, mais pour vous rendre vos chiffres lisibles. Pas pour faire à votre place, mais pour mettre de l'ordre là où tout repose sur vos épaules.
Rigueur et sensibilité. Je n'ai plus à choisir.
J'ai la chance d'avoir deux facettes, et de les mettre l'une au service de l'autre. La rigueur, la méthode, le goût des chiffres justes — je les cultive depuis vingt ans dans l'industrie. L'écoute, l'empathie, l'attention à la personne — c'est ma nature.
Les deux ne s'opposent pas. Elles se complètent.
C'est même ce qui fait, je crois, la différence : je traduis la rigueur en mots simples, et j'aborde vos chiffres avec autant de sérieux que de bienveillance. Un dossier solide, expliqué par quelqu'un qui prend le temps de vous le rendre clair.
En français et en espagnol.
J'ai eu la chance de travailler pour un groupe ibérique, et de pratiquer l'espagnol au quotidien dans un cadre professionnel. Je peux donc vous livrer vos documents en espagnol, et vous les expliquer dans cette langue si besoin — sans traduction approximative, avec le vocabulaire juste.
Un vrai atout quand vos clients ou vos partenaires se trouvent des deux côtés de la frontière.